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  • Le Pharaon

    Graphiste et illustratrice de formation, Mathilde Arnaud, marseillaise de cœur et d’adoption, lance sa propre version du jeu de cartes « Le Pharaon ». Inspiré d’un ancien jeu au nom éponyme, cousin du Gin Rami, elle a souhaité rendre hommage à ce jeu de société en modernisant aussi bien ses règles que son design. Rencontre avec cette jeune créatrice pleine de talent.

     

    Le « Uno » du Gin Rami

    Concernant les règles du jeu, Mathilde Arnaud a gardé le principe de base du Pharaon : obtenir un minimum de points avec une main de 8 cartes. Les points s’annulent en associant ses cartes en combo (trois cartes ou plus de la même valeur quelle que soit la couleur) ou en suite (trois cartes ou plus de la même couleur qui se suivent). Et pour pimenter le jeu originel, la jeune graphiste a ajouté des cartes, baptisées « plaies d’Égypte », qui permettent d’interagir avec les adversaires : échanger son jeu, « voler » des cartes, annuler un tour…

    À chaque tour, un joueur pioche une carte et se défausse d’une autre. Quand un joueur a 3 points ou moins dans sa main, il annonce PHARAON et la fin de la manche. La partie se déroule en plusieurs manches. Les points s’additionnent d’une manche à l’autre. La partie est terminée quand un joueur atteint 100 points.
    Les cartes plaies d’Égypte ajoutent des twists à la partie. Chaque plaie est associée à une action permettant d’attaquer les autres joueurs et ainsi perturber l’ordre établi.

     APERÇU DES CARTES

    Le Pharaon, c’est donc en fait un peu l’histoire du « Uno » version française. Car ce dernier, créé en 1971, est lui aussi tiré d’un jeu de cartes traditionnel, le 8 américain, et en propose une version plus attractive avec des cartes spécifiques. Idem du côté du Pharaon, puisque Mathilde Arnaud a créé spécialement pour sa nouvelle version du Pharaon une série de 103 cartes, en gardant pour fil conducteur la thématique de l’Égypte.

    « L’iconographie égyptienne est très riche et intéressante à travailler. Et il faut dire que, quand j’ai tenté de donner à mon jeu un nom différent, mes amis étaient tellement habitués à l’appeler Pharaon que je n’ai pas pu le changer ! », confie la créatrice.

    Les amis de Mathilde Arnaud ont tout de suite adopté le Pharaon et n’ont pas souhaité voir son nom changer
    Mathilde Arnaud a aussi mis tout son talent de graphiste au sein du design du jeu de façon générale.

     

    Une exclusivité marseillaise

    Si la version remastérisée du Pharaon n’a pas une origine 100% marseillaise, Mathilde Arnaud souhaite le rendre disponible seulement à Marseille. « J’ai découvert Marseille par hasard quand je souhaitais rentrer en France après avoir travaillé à Tunis. Ça a été un véritable coup de foudre et depuis j’y vis. J’aime me dire qu’on ne pourra trouver le jeu qu’ici et qu’il faudra venir spécialement à Marseille pour l’acheter », explique la créatrice.

    Mathilde Arnaud promet une grande fête à Marseille avec tous les contributeurs de sa campagne de financement participatif si elle dépasse les 10 000€
    Il sera toutefois également possible de se procurer le Pharaon via l’e-shop du jeu. Et pour se faire, il faut d’abord que la campagne de financement participatif lancée principalement pour la fabrication du jeu arrive à son objectif de 7 500€. Pour le moment, Mathilde Arnaud est sur la bonne voie puisque plus de 90% de la somme demandée a été récoltée. Reste plus qu’un petit coup de pouce pour permettre à la jeune femme d’aller au bout de son aventure. Et cette dernière ne manque pas d’arguments pour convaincre les internautes à l’aider. « Si on atteint les 10 000€, je me suis engagée à offrir à tous les contributeurs, indépendamment de leur contribution, un Cahier du pharaon (un livret de jeux de 20 pages) et à faire une fête à Marseille où tout le monde sera invité ! », promet-elle.

     

    Coordonnées

    contact@matpaperart.com
    https://www.facebook.com/lejeupharaon/
    Site : http://www.le-jeu-pharaon.com/?fbclid=IwAR2ZxZcR9GYohrshL87lx8e-DYbOyav036LdyQM7pA_QzQng0XQPmLxL–0