• Aucune catégorie
  • Dix jeux pour débuter !

    Dix jeux idéaux pour débuter
    Dix jeux idéaux pour débuter

     

     

    Envie de découvrir les jeux de plateau modernes ? Vous ne savez pas par quoi commencer ?

    Voici dix choix de jeux simples à expliquer et jouables à partir de 8 ans et en moins d’une heure !

    Au menu : Aventuriers du rail New-York, Azul, Celestia, Crossing, Dixit, Imagine, Kingdomino, Splendor, Time Bomb et Timeline.

    En entrée : 5 jeux qui s’expliquent en 2 minutes et qui se jouent en 15 minutes !

    Aventuriers du rail New-York :

    Ce jeu d’Alan R.Moon, édité par Days of Wonder, est disponible pour environ 18€. Il permet de jouer de 2 à 4 joueurs.

    Il s’agit du petit frère plus compact et rapide d’un classique : Aventuriers du Rail.

    Vous allez marquer des points en jouant des cartes qui vont vous permettre de prendre le contrôle des rues et avenues de New-York avec vos taxis et en reliant avec les dites routes certains points indiqués par des objectifs secrets tirés en début de partie.

    Après quelques parties, vous pourrez vous attaquer à la gamme très complète des Aventuriers du rail qui rajoutent quelques règles et nécessitent trois fois plus de temps. C’est une bonne initiation au genre : les jeux de trains sont légion dans le monde ludique !

     

    Kingdomino :

    Même format que le précédent : jeu de 2 à 4 joueurs pour des parties de 15 minutes édité par Blue Orange pour 18€. Le prolifique Bruno Cathala revisite le thème des dominos : il faut former un royaume de 5×5 cases en formant des zones de forêts, champs, marais, mines et mers : chaque province ainsi formée rapporte des points : le nombre de cases x le nombre de couronnes qui s’y trouvent. A son tour, un joueur choisit un des dominos disponibles et l’intègre à son royaume puis il choisit avec son meeple de roi un autre domino : plus un domino est intéressant, moins vous aurez de choix pour le tour suivant. Le choix est donc parfois cornélien.

    Simple et efficace, c’est le jeu intergénérationnel par excellence : les plus vieux initieront leurs enfants et petits-enfants à cette version moderne d’un jeu classique qui a traversé les époques. J’ai vu un père et ses gosses enchaîner trois parties de suite sur le stand que j’animais lors d’un festival ludique !

     

    Crossing :

    Montrer du doigt est autorisé dans ce jeu pour 3 à 6 joueurs de Yoshiteru Shinohara, édité par Cocktail Games pour la petite somme de 20€.

    Chaque joueur a un plateau personnel sur lequel il va accumuler des pierres blanches, bleues, jaunes et rouges qui, combinées, rapporteront plus ou moins de points. Ces pierres se trouvent sur des champignons au centre de la table. Pour les récupérer, il faut être le seul à pointer un de ces champignons. On joue en simultané pour pointer un champignon, le plateau d’un adversaire (pour le voler) ou son propre plateau (pour protéger les pierres durement acquises), jusqu’à épuisement des pierres. Si vous protégez vos gains, vous passez le prochain tour.

    Jeu fun de tchatche et de pure trahison, il mettra l’ambiance autour d’une table !

     

    Time Bomb :

    Ce jeu de Yusuke Sato, pour 4 à 8 joueurs, édité par Iello pour 12€, est un pur jeu de bluff et de tchatche ! Les joueurs se voient attribuer un rôle caché de membre d’une des deux équipes en présence : l’équipe de Moriarty doit faire sauter une bombe à Londres et celle de Sherlock doit désamorcer la bombe en coupant les bons fils.

    Chaque joueur reçoit ensuite 5 cartes de fils qu’il consulte puis qu’il mélange aléatoirement avant de les poser devant lui. Puis le premier joueur doit pointer un de ces fils pour le couper, en tenant compte de ce que les autres joueurs vont lui dire (viens couper chez moi, il n’y a pas de risque… mince, tu es tombé sur Big Ben qui explose : les terroristes ont gagné !) . Le joueur chez qui on coupe le fil prend à son tour la pince et fait de même. La manche prend fin dès qu’on a coupé autant de fils que de joueurs. On joue ainsi jusqu’à la fin de la 4ème manche ou dès qu’une condition de victoire est atteinte.

    Time Bomb est un pur jeu d’enfoirés parfait pour des parties entre amis.

     

    Timeline :

    Décliné en plusieurs thèmes, ce jeu de Frédéric Henry, édité de belle manière par Asmodée (boîte en métal bossé) pour seulement 10€, oppose de 2 à 8 joueurs.

    Chaque joueur reçoit 4 cartes face date cachée qui correspondent à un événement ou une invention. Il doit se débarasser de ces cartes en les posant dans une ligne du temps qui va se former au fil du jeu : au départ, une carte du paquet est tirée et posée sur la table face date visible. Le premier joueur choisit une de ces 4 cartes et la pose à droite ou à gauche de la carte de départ puis la retourne : si la carte respecte l’ordre chronologique, elle reste; sinon elle est défaussée et le joueur qui s’est trompé pioche une autre carte dont il devra se débarasser. Si à la fin d’un tour, un ou plusieurs joueurs n’ont plus de cartes, ils gagnent !

    Le jeu se complexifie au fur et à mesure de la partie. Les thèmes sont assez variés pour ne frustrer personne. On découvre des choses et on étoffe sa culture générale en s’amusant. On a même eu une version Star Wars qui vous permet de vérifier si vous connaissez bien vos classiques de S-F !

     

    En plat principal : des jeux de 30 à 45 minutes aux règles rapides !

    Célestia :

    Ce jeu d’Aaron Weissblum pour 2 à 6 joueurs, édité par Blam! pour 22€, est une bonne initiation au « stop ou encore » : vous allez devoir choisir à votre tour si vous continuez le voyage en aéronef dans le monde de Célestia ou si vous débarquez en route sur une des planètes pour récupérer des points. plus vous continuez le voyage, plus vous marquez de points mais cela s’accompagne d’une prise de risque croissante !

    Chaque joueur est, tour à tour, le capitaine d’un  aéronef qu’il doit conduire le plus loin possible : il lance des dés qui indique les périls à affronter dans le ciel. Les autres joueurs choisissent de continuer ou de débarquer. Ensuite le capitaine doit défausser des cartes de sa main pour affronter les événements pour continuer le voyage, sinon c’est le retour à la case départ (les joueurs récupèrent une carte en compensation).

    dès qu’un ou des joueurs ont 50 points ou plus, la partie s’arrête et le joueur ayant le plus de points gagne (il y a parfois des surprises !).

    Audace et parlante sont au rendez-vous de ce jeu au beau matériel (encore plus avec le playmat qui va bien) qui est devenu un classique du « stop ou encore » !

     

    Splendor :

     

    Ce jeu de Marc André pour 2 à 4 joueurs, édité par les Space Cowboys pour la somme de 30€, mélange réflexion, opportunisme et programmation sur plusieurs tours.

    Vous êtes un négociant en pierres précieuses de la Renaissance dont le but est d’accumuler au moins 15 points de victoire. A votre tour, une action possible :

    • prendre 3 jetons (5 couleurs de pierres précieuses) différents (qui permettent d’acheter des cartes qui permettent à leur tour d’acheter d’autres cartes ou d’obtenir des points);
    • prendre 2 jetons identiques (s’il y en a au moins 4 dans la pile);
    • acheter une carte (parmi 12 disponibles) en défaussant les jetons correspondants;
    • réserver une carte en récupérant un jeton « or » (joker).

    La difficulté réside dans le fait qu’on est limité à 10 jetons à la fin de son tour, ce qui oblige à acheter des cartes faibles pour récupérer les cartes qui ont de 1 à 5 points. Des jetons de nobles (à l’effigie de personnages historiques de la Renaissance) peuvent être récupérés dès que vous avez accumulé certaines combinaisons de cartes et font gagner 3 points.

    Dès qu’un joueur atteint ou dépasse 15 points, on finit le tour et le joueur avec le plus de points gagne.

    Splendor est un jeu qui se prête bien au tournoi et plaira aux joueurs qui aimment bien faire chauffer leurs neurones ! Devenu un classique, il a même eu droit à une extension qui offre 4 variantes de jeu.

     

    Imagine :

    Ce jeu de Shotaro Nakashima pour 3 à 8 joueurs à partir de 12 ans, édité par Cocktail Games pour 20€, consiste à faire deviner des mots ou des noms en utilisant des cartes transparentes et en les combinant. Chaque joueur va, tour à tour, faire deviner un mot jusqu’à ce que tous les joueurs aient fait deviner 2 mots. En cas de réussite, le joueur qui fait deviner et celui qui a trouvé gagnent 1 point. Celui qui a le plus de points gagne à la fin.

    En fait, on se fiche des points tant le plaisir du jeu réside dans la réaction des joueurs qui se creusent la tête à essayer de trouver ! Les cartes transparentes permettent de purs délires pour ce jeu d’ambiance qui fait appel à un peu de culture générale (d’où les 12 ans requis).

     

    Dixit :

    Dans le même registre qu’Imagine, nous avons Dixit, jeu de Jean-Louis Roubira pour 3 à 6 joueurs, édité par Libellud pour 27€. Nous allons jouer avec des cartes aux dessins oniriques et délirants : chaque joueur devient tour à tour conteur et doit choisir une des cartes qu’il a en main et la faire deviner aux autres en disant ou racontant ce qu’il veut. Il pose ensuite sa carte face cachée et les autres joueurs choisissent une de leurs cartes en espérant qu’elle soit choisie. Les cartes sélectionnées sont mélangées et alignées puis chaque joueur autre que le conteur utilise un de ses jetons de vote qu’il pose face cachée pour désigner une carte autre que celle qu’il a posée. On révèle les jetons : si au moins 1 joueur (mais pas tous !) a deviné la carte du conteur, ces joueurs marquent 3 points (en avancent un lapin tout mimi à leur couleur sur la piste de score); sinon le conteur marque 0 point et les autres joueurs 2 points. En outre, chaque joueur dont l’image a recueilli un suffrage gagne 1 point par vote.

    Le jeu se termine à épuisement du paquet de cartes. Le joueur avec le plus de points gagne.

    L’univers décalé de Dixit a séduit au point d’avoir fait l’objet de plusieurs extensions dont une permet de jouer par équipes jusqu’à 12 joueurs. Le jeu plaira aux joueurs imaginatifs et permet de bons délires.

     

    Azul :

    Qui eût cru que ce jeu de carrelage se vendrait à plus de 800 000 exemplaires ?! Oeuvre de Michael Kiesling, pour 2 à 4 joueurs pour des parties de 30 à 45 minutes, il est édité par Plan B Games pour un prix de 36€.

    C’est le matériel (jetons en résine) et le mécanisme efficace qui ont fait le succès de ce jeu. Chaque joueur doit décorer le palais du roi du Portugal avec les fameux azulejos. Cent jetons de 5 motifs différents sont mélangés dans un sac puis posés sur des fabriques (4 par fabrique). Le premier joueur choisit une fabrique, prend tous les jetons de même couleur et les place sur son plateau personnel puis place le reste dans le marché général (où se trouve un pion qui permet de devenir premier joueur de la manche suivante). La manche se poursuit jusqu’à ce qu’il ne reste plus de pions dans les fabriques ni dans la réserve.

    On passe alors à la phase de décoration : les joueurs transfèrent de chaque ligne pleine de leur plan de travail le jeton le plus à droite vers l’endroit de la mosaïque correspondant à droite et défaussent le reste. On marque les points en fonction des pions que l’on pose sur sa mosaïque et d’éventuels points négatifs pour des jetons récupérés qu’on n’a pas pu placer. On passe ensuite à la manche suivante.

    La partie s’arrête à la fin d’une phase de décoration où au moins un joueur a fait une ligne horizontale complète dans sa mosaïque. On marque alors 2 points par rangée complète, 7 points par colonne complète et 10 points par couleur recouverte. Le gagnant est celui qui a le plus de points (pas toujours celui qui abrège la partie).

    Amateurs de carrelage/sudoku et de réflexion, ce jeu est pour vous car il permet parfois de faire de mémorables crasses (faire gagner 14 points négatifs à un joueur fait toujours rire le reste de la table) !

     

    On vous prépare de nouvelles sélections / suggestions pour vous aiguiller dans la jungle des jeux de société !

    L’équipe GAMENKI